Seine-Saint-Denis · Département 93
Expert bâtiment en Seine-Saint-Denis : ce qu'il y a sous les pavillons du 93
Des marnes qui ont fissuré des pavillons par milliers à l'est, des carrières de gypse sous 482 hectares, la Seine à un bout du département et la Marne à l'autre. Dans le 93, ce qui coûtera cher est sous la dalle, derrière l'enduit ou dans les procès-verbaux, rarement dans la pièce que vous visitez.

Le sol
Un département argileux à 98 %, des sinistres concentrés à l'est.
Presque tout le département est argileux ou marneux, et les dégâts se concentrent pourtant sur une poignée de communes de l'est.
Ce que dit la carte de 2007
Le document en vigueur est le rapport BRGM/RP-55527-FR de juin 2007, qui actualise la carte d'octobre 2001. Sur 236 kilomètres carrés, 6,2 % sont en aléa fort, 35,5 % en aléa moyen, 56,7 % en aléa faible, et moins de 2 % échappent au phénomène : plus de 98 % du 93 repose sur des terrains argilo-marneux. Chercher une parcelle « sans argile » n'a donc guère de sens ici : la question est de savoir sur quelle formation la maison est posée. L'actualisation a d'ailleurs ramené la zone rouge de 18,5 % à 6,2 %, les Masses et marnes du gypse et les Argiles à meulière de Brie ayant été rétrogradées en aléa moyen, la première par harmonisation avec les départements voisins. La couleur a changé, pas le terrain.
Trois formations en aléa fort, un cinquième des sinistres
Les 14,54 kilomètres carrés d'aléa fort correspondent aux Argiles vertes de Romainville et Glaises à Cyrènes, 9,40 kilomètres carrés, aux Marnes supragypseuses, 4,83, et aux Marnes à huîtres, 0,31. Ces 6,2 % de la surface portent 20,8 % des sinistres. Rapportée au bâti, la sinistralité devient parlante : 42 101 sinistres pour 100 kilomètres carrés construits sur les Marnes supragypseuses, 24 960 sur les Argiles vertes, contre une moyenne de 8 483. Une maison posée sur ces marnes a trois à cinq fois plus de chances d'avoir déjà bougé qu'une maison prise au hasard dans le 93. La lecture se fait sur la carte, à l'adresse exacte, et l'extrait est joint au rapport.
Où les dégâts se produisent : Montreuil, Gagny, Rosny, Le Raincy
Le BRGM a localisé 2 451 sinistres sécheresse dans 31 des 40 communes, dont 967, soit 39,5 %, pour le seul été 2003. Montreuil en compte 257, Gagny et Rosny-sous-Bois 177, Montfermeil 169, Livry-Gargan 168, Le Raincy 162, Villepinte 149, Neuilly-Plaisance 144, Tremblay-en-France 128, Aulnay-sous-Bois 119 : l'est, presque exclusivement. Aucun sinistre n'était recensé à Saint-Denis, Saint-Ouen, Aubervilliers, La Courneuve ni à Bagnolet. Au 26 janvier 2007, 32 communes sur 40 avaient déjà été reconnues en catastrophe naturelle sécheresse, et le département se situait au neuvième rang national pour le coût d'indemnisation. Bagnolet, sans sinistre localisé en 2007, compte pourtant quatre arrêtés sécheresse, de 2003 à 2021.
Ce que cela donne sur un pavillon de l'est du 93
Le pavillon type de Gagny ou du Raincy date de l'entre-deux-guerres : brique ou meulière, souvent enduite depuis, semelles peu profondes, extension fondée autrement que le corps principal. L'argile n'y fait pas une grande lézarde mais un faisceau d'indices : une fissure qui part de l'angle d'une fenêtre et monte en biais, un joint ouvert entre la maison et le garage, un carrelage fendu en ligne droite. L'enduit brouille souvent la lecture. Quand il se décolle par plaques en laissant voir une brique intacte, le sujet est la façade, pas la fondation : c'est un budget de ravalement. Quand la fissure le traverse et se poursuit dans le joint de brique, avec sa réplique à l'intérieur, le sujet est le sol. Notre guide sur les fissures de maison place ces deux cas côte à côte.
Dernier point, souvent mal compris : la loi ELAN du 23 novembre 2018 et son décret du 22 mai 2019 imposent depuis le 1er janvier 2020 une étude géotechnique en zone d'exposition moyenne ou forte, Bagnolet par exemple, classée 2 sur 3, mais pour un terrain à bâtir, pas pour un pavillon existant. Là, notre rapport vous dit si les indices la justifient.
Sources : BRGM, rapport RP-55527-FR, juin 2007 · Géorisques, la nouvelle carte d'exposition · Géorisques, rapport des risques de Bagnolet
Le sous-sol
Le gypse : 482 hectares sous-minés, et un service parisien pour les surveiller.
Le 93 a fourni le plâtre de Paris. Il en reste des galeries hautes comme des immeubles sous les buttes de l'est, et une roche qui fond au contact de l'eau sous la plaine du nord-ouest. Ni l'une ni l'autre n'apparaît sur Géorisques.
Deux sous-sols pour un seul département
Les anciennes carrières de gypse sous-minent 482 hectares en Seine-Saint-Denis, contre 65 à Paris : de loin le premier total de la petite couronne. Dans la plaine de Saint-Denis, à Saint-Denis, Saint-Ouen, Aubervilliers, La Courneuve, Sevran et Villepinte, il est présent en masse ou en lentilles diffuses jusqu'à 50 à 55 mètres de profondeur et se dissout dès que de l'eau y circule ; selon l'IGC, seule une étude de sol spécifique permet d'écarter une poche de dissolution sous une parcelle. Les communes sans fissure d'argile sont donc celles où le sol peut se dérober par dissolution : pas de secteur tranquille dans le 93, deux façons de ne pas l'être.
Qui détient la carte
Pour la petite couronne, Géorisques ne publie aucune donnée sur les cavités et renvoie vers la Ville de Paris. La cartographie est tenue par l'Inspection générale des carrières, l'IGC, service municipal parisien qui intervient dans le 93 en vertu d'une convention du 30 novembre 1998 avec le Conseil départemental et de conventions avec 22 communes. Elle a traité 5 413 demandes de renseignements en douze mois, à l'été 2018, et a été saisie en 2017 de 12 incidents, dont 3 à Gagny. La plupart de ces carrières ne se visitent plus : une seule visite souterraine en 2017.
Sous les buttes, commune par commune
Tout dépend de la profondeur. À Romainville, les trois masses de gypse ont été exploitées sur le flanc nord de la butte sous 15 mètres, 6 mètres et 2,2 mètres de recouvrement seulement ; les vides n'ont été que très partiellement remblayés et de nombreux fontis existent. À Rosny-sous-Bois, sous le château d'Avron et le fort, les galeries atteignent 14 mètres de hauteur entre 8 et 33 mètres de profondeur, avec un fontis documenté le 9 octobre 1980. À Clichy-sous-Bois, la première masse descend à 45 mètres avec des vides jusqu'à 16 mètres, aux limites mal connues, et la deuxième, à 70 mètres, est en partie effondrée. À Pantin, les galeries dépassent 13 mètres par étage, et toute la commune est concernée par la dissolution du gypse antéludien, avec un risque d'effondrement jugé important sur la plaine basse.
Pour vous : une galerie sous 2,2 mètres de terrain à Romainville peut percer dans un jardin, un vide à 45 mètres sous Clichy-sous-Bois donne plutôt un affaissement lent et large, et à Pantin le danger vient d'une fuite d'eau plus que d'une galerie. Les signes diffèrent, les réponses aussi.
Les plans de prévention, avec leurs dates
Vingt-deux communes ont un périmètre de risques carrières ou gypse sur le fondement de l'ancien article R.111-3 (code de l'urbanisme), valant plan de prévention approuvé : Aubervilliers, Aulnay-sous-Bois, Le Blanc-Mesnil, Bobigny, Clichy-sous-Bois, Coubron, La Courneuve, Montfermeil, Noisy-le-Sec, Pantin, Pierrefitte-sur-Seine, Le Pré-Saint-Gervais, Le Raincy, Rosny-sous-Bois, Saint-Denis, Saint-Ouen, Sevran, Tremblay-en-France, Vaujours, Villemomble, Villepinte et Villetaneuse (à Saint-Denis par exemple, par arrêté préfectoral du 21 mars 1986 modifié le 18 avril 1995). S'y ajoutent des plans communaux : Romainville, approuvé le 23 octobre 2001 ; Montreuil, plan multirisques du 22 avril 2011 qui traite ensemble carrières, gypse et argiles ; Gagny, révisé le 21 mai 2013 ; Pantin, Les Lilas et Le Pré-Saint-Gervais, PPRMT prescrit le 10 janvier 2019 et approuvé le 10 juillet 2023 ; Bagnolet enfin, prescrit le 31 mars 2004 et approuvé le 24 février 2025, 45e plan carrières ou gypse d'Île-de-France. Une extension à Pantin obéit donc au règlement de 2023, qui peut exiger reconnaissance de sol ou fondations spéciales, et un pavillon de Bagnolet agrandi en 2010 l'a été sans celui de 2025.
Le réflexe, et ce que nous en faisons sur place
Avant l'offre, réclamez à l'IGC un renseignement sur la parcelle, puis cherchez dans l'état des risques le plan applicable. Nous, nous ne descendons pas sous terre : nous lisons ce que le sous-sol écrit en surface, une cuvette dans une dalle de garage, un puits ancien comblé, un mur de clôture qui bascule, une lézarde large et isolée sans le tracé en escalier de l'argile, et sous un immeuble les piliers d'un confortement passé. Quand ces indices convergent, le rapport vous envoie vers un bureau d'études avant la signature, pas après.
Sources : IGC, rapport annuel 2017, Seine-Saint-Denis · Ville de Paris, les sous-sols · Préfecture, périmètres de risques carrières et gypse, et ses pages sur Saint-Denis, Romainville, Gagny, Montreuil et Pantin, Les Lilas et Le Pré-Saint-Gervais · DRIEAT, l'exemple de Bagnolet, octobre 2025 · Géorisques, rapport de Bagnolet
L'eau
La Seine au nord-ouest, la Marne au sud-est, et des nappes entre les deux.
Neuf communes sont sous un plan de prévention du risque d'inondation, quatre pour la Seine et cinq pour la Marne. Les 31 autres ne sont pas à l'abri : la préfecture elle-même liste d'autres façons pour l'eau d'entrer dans une cave.

Poste 12 · Humidité
Une trace à hauteur constante en dit plus qu'un testeur.
Dans une cave de Saint-Ouen ou de Gournay-sur-Marne, ce n'est pas l'humidité du jour qui nous intéresse, mais la ligne que l'eau a laissée en repartant.
Le PPRI de la Seine : quatre communes, 179 000 habitants
Prescrit le 20 août 1999 et approuvé le 21 juin 2007, il s'applique à Épinay-sur-Seine, L'Île-Saint-Denis, Saint-Denis et Saint-Ouen, plus de 179 000 habitants. La crue de référence reste celle de janvier 1910, 8,62 mètres à Austerlitz le 28 janvier, 2 400 mètres cubes par seconde, période de retour de cent ans. Depuis, douze crues ont dépassé 6 mètres et vingt-huit ont dépassé 5 mètres : ce n'est pas un souvenir, c'est une fréquence. En cas de crue comparable, les gares de Saint-Denis et de Saint-Ouen seraient inondées, et le département ne serait plus desservi, ou très mal, par le métro et le RER pendant au moins 30 jours : un logement hors d'eau peut rester un mois sans transport.
Le PPRI de la Marne : Gournay concernée à 85 %
À l'autre bout, le PPRI de la Marne, prescrit le 5 janvier 1999 et approuvé le 15 novembre 2010, couvre Gagny, Gournay-sur-Marne, Neuilly-Plaisance, Neuilly-sur-Marne et Noisy-le-Grand, 151 466 habitants, dont environ 18 000, 12 %, seraient touchés par une crue type 1910. La répartition est extrême : 85 % de la population de Gournay-sur-Marne est concernée, 3 % à Noisy-le-Grand. La page préfectorale du plan affiche depuis le 27 juillet 2026 un document intitulé « Plan approuvé le 21 juillet 2026 » : sur les bords de Marne, demandez au notaire quelle version du règlement s'applique. Les crues récentes donnent l'échelle : 6,10 mètres à Paris-Austerlitz en juin 2016, 5,88 mètres le 29 janvier 2018, et pour la Marne 580 mètres cubes par seconde à Gournay en 2018 contre 460 en 2016.
L'eau qui n'attend pas la crue
Le PPRI de la Marne ne réglemente que le débordement, et sa note le dit : le département est aussi exposé aux remontées de la nappe d'accompagnement en grande crue, aux refoulements des réseaux d'assainissement, au ruissellement lors d'orages violents et aux remontées de nappes phréatiques, des phénomènes absents des cartes. Bagnolet, sans rivière, est classée par Géorisques en zone potentiellement sujette aux débordements de nappe, fiabilité forte, et compte cinq arrêtés de catastrophe naturelle inondations entre 1983 et 2001. Dans une maison du 93, nous mesurons donc la cote du plancher bas par rapport au trottoir, nous inspectons la cave et le vide sanitaire, et nous traquons la ligne de dépôt, les scellements rouillés à une même cote, la pompe de relevage ajoutée depuis. Le guide sur l'humidité dans une maison sépare une trace ancienne d'un phénomène actif. Chaque rapport joint en outre un extrait de carte des risques à l'adresse, inondation, argile, radon et sismicité, ces deux derniers au niveau le plus bas dans tout le 93, 1 sur 3 et 1 sur 5.
Sources : PPRI de la Seine, note de présentation, juin 2007 · PPRI de la Marne, note de présentation, novembre 2010 · Préfecture, le PPRI de la Marne · DRIEE, retour d'expérience des crues de 2018 · Episeine, janvier 1910 · Géorisques, rapport de Bagnolet
Le bâti
Trois logements sur quatre en appartement, mais le pavillon a fait le 93.
Au recensement de 2023, l'INSEE compte 728 182 logements : 551 376 appartements, 75,7 %, et 160 836 maisons, 22,1 %, contre 25,5 % en 2012. L'habitat individuel occupe pourtant 29 % du territoire.

Famille A · Extérieurs, terrain et enveloppe
En 1930, trois lotis sur quatre n'avaient ni rue ni égout.
Le pavillon du 93 est né avant ses réseaux, posés après coup sous la chaussée et le jardin. C'est par là que nous commençons.
1919 à 1945 : le pavillon des mal-lotis
10,3 % des résidences principales datent de l'entre-deux-guerres, 67 673 logements, et 3,4 % d'avant 1919 : peu, mais c'est le bâti qui a dessiné le département. L'étude commandée par le CAUE 93 le rappelle : en 1930, 75 % des lotis étaient des « mal-lotis », sans voirie, sans eau ni assainissement, jusqu'à ce que la loi du 15 mars 1928 sur les lotissements défectueux finance leur aménagement. Les réseaux sont donc arrivés après les maisons. Nous cherchons le raccordement à l'égout et sa date, la fosse abandonnée au fond du jardin, la descente pluviale qui rejette au pied du mur, le puisard oublié sous une terrasse. Sur la maison elle-même, nous regardons d'abord les abouts de solives, la zinguerie et les surélévations : un pavillon de cette époque a presque toujours été agrandi.
1946 à 1990 : 57 % du parc, l'époque des grands ensembles
190 874 résidences principales datent de 1946 à 1970, 29,0 %, et 186 245 de 1971 à 1990, 28,3 %, pour l'essentiel des immeubles collectifs, barres et tours, copropriétés à chauffage collectif, et presque tous antérieurs au 1er juillet 1997, donc soumis à l'état d'amiante. Sur un immeuble de cette époque, ce qui coûtera cher n'est pas dans le lot : nous cherchons sous les balcons les éclats de béton qui trahissent des aciers rouillés faute d'enrobage, puis les toitures-terrasses, les colonnes montantes et la chaufferie. Le département est majoritairement locatif, 37,5 % de propriétaires occupants, 60,5 % de locataires dont 31,0 % en HLM : avant d'acheter un lot, demandez au syndic la répartition des tantièmes entre occupants, bailleurs privés et institutionnels, c'est elle qui décide si un ravalement se vote ou se reporte.
Après 1990 : 29 % du parc, et un passé industriel
79 203 résidences principales sont de 1991 à 2005 et 111 941 de 2006 à 2020, dans un département au lourd passé industriel : Basias recensait en 2011 environ 4 000 anciens sites industriels dans le département, et Basol comptait 58 sites et sols pollués ou potentiellement pollués en mai 2015. Sur un immeuble récent, nous regardons l'étanchéité des terrasses et des parkings enterrés, et nous vérifions que l'historique du terrain figure au dossier.
Termites dans huit communes, plomb avant 1949
Huit communes font l'objet d'un arrêté préfectoral termites : Bagnolet, Le Blanc-Mesnil, Bobigny, Drancy, Les Lilas, Livry-Gargan, Montreuil et Saint-Ouen. L'état parasitaire y est obligatoire à la vente ; il n'existe aucun arrêté mérule dans le département. Le constat plomb vise les logements bâtis avant le 1er janvier 1949 : au moins les 13,7 % du parc antérieurs à 1946. Nous, dans un pavillon de Livry-Gargan, nous regardons solives, lambourdes et plinthes pour dire si l'état parasitaire mérite une lecture attentive, et nous signalons les peintures écaillées à hauteur d'enfant.
Sources : INSEE, dossier complet de la Seine-Saint-Denis, recensement 2023 · CAUE 93, Le pavillonnaire dans tous ses états, 2007 · Légifrance, loi du 15 mars 1928 · Préfecture, termites et mérule · Service-public, le constat plomb · Service-public, l'état d'amiante · ORS Île-de-France, la pollution des sols en Seine-Saint-Denis, 2015
Les chiffres
Le même honoraire à Saint-Ouen et à Coubron.
Aucun prix au mètre carré sur cette page : il varie d'une rue à l'autre et n'a jamais renseigné sur l'état d'une maison. Voici ce qui compte pour votre budget.
Des logements du 93 sont des maisons
160 836 maisons, auxquelles s'applique notre grille. Pour les 551 376 appartements, un devis, toujours inférieur au tarif d'une maison.
INSEE, recensement 2023Demandes de renseignements traitées par l'IGC pour le 93
En douze mois. La présence d'une carrière ou de gypse sous la parcelle se demande avant l'offre.
IGC, rapport annuel 2017L'ancienneté moyenne d'un propriétaire dans son logement
Le vendeur habite sa maison depuis dix-sept ans en moyenne, contre 11,1 ans pour un locataire. Il sait où elle bouge. Vous, pas encore.
INSEE, recensement 2023Notre honoraire, maison
Quatre tranches de surface de plancher : 399 € jusqu'à 70 m², 549 € jusqu'à 150, 669 € jusqu'à 250, 829 € au-dessus. Aucun supplément de déplacement dans les 40 communes. Urgence sous 72 heures : 50 €.
Grille et exemple de facture : page tarifsSources : INSEE, dossier complet de la Seine-Saint-Denis · IGC, rapport annuel 2017
Un exemple. Un pavillon de l'entre-deux-guerres à Livry-Gargan, 95 mètres carrés de surface de plancher avec sa surélévation, relève de la tranche 70 à 150 : 549 euros, écrits au contrat, et le même montant vaudrait à Montreuil ou à Saint-Denis, quel que soit le prix demandé. Ce jour-là, nous y passons le temps que le département impose : fissures façade par façade, joint de la surélévation, raccordement à l'égout, cave, puis l'état des risques et l'état parasitaire, Livry-Gargan étant l'une des huit communes termitées.
Notre intervention dans le 93
Ce que nous regardons en plus en Seine-Saint-Denis.
Nos 25 points, répartis en cinq familles, ne changent pas d'un département à l'autre ; dans le 93, le sol, le sous-sol, les réseaux et les parties communes prennent plus de temps. La méthode est décrite sur la page des 25 points, le principe sur l'expertise avant achat immobilier.
Nos experts ont pour formation le génie civil, le génie climatique, le bâtiment tous corps d'état ou l'expertise après sinistre. Ils ne vendent rien d'autre que leur avis, aucun travaux, aucune entreprise recommandée, ce qui leur permet d'écrire qu'un pavillon n'a besoin de rien d'urgent quand c'est le cas.
Nos limites
Quatre questions du 93 qu'un examen visuel ne tranche pas.
Voici les quatre cas du 93 où nous disons « il faut aller plus loin », et le métier qui prend la suite avant votre signature.
Un geste gratuit : exigez l'état des risques à la première visite. Dans le 93, il doit signaler le plan carrières ou gypse, le PPRI de la Seine ou de la Marne dans les neuf communes riveraines, et la classe d'exposition à l'argile. Venez avec le jour de notre visite. Un défaut visible avant la vente ne se plaide pas ensuite comme un vice caché, et le guide sur le vice caché détaille pourquoi cette distinction pèse si lourd.
Vous comparez avec les voisins ? Les mêmes conditions valent à Paris, où l'IGC surveille aussi le gypse des arrondissements du nord, dans le Val-de-Marne, sur l'autre rive, et en Seine-et-Marne, au-delà de Montfermeil. Nos conseils avant achat valent partout.
Questions fréquentes
Sept questions d'acheteurs en Seine-Saint-Denis.
Que coûte une expertise dans le 93, et le déplacement est-il compris jusqu'à Tremblay-en-France ou à Gournay-sur-Marne ?
Pour une maison, 399 euros pour une surface de plancher jusqu'à 70 mètres carrés, 549 euros jusqu'à 150, 669 euros jusqu'à 250, 829 euros au-dessus, montant écrit au contrat avant la visite. Aucun frais de déplacement dans les 40 communes ni ailleurs en Île-de-France. Pour un appartement, nous établissons un devis, toujours inférieur au tarif d'une maison. Le rendez-vous se prend sous 8 jours, ou en urgence sous 72 heures avec 50 euros de supplément, et le rapport arrive sous 48 heures ouvrées.
Un pavillon de Romainville, de Gagny ou de Pantin peut-il être bâti au-dessus d'une ancienne carrière de gypse, et comment le savoir ?
Oui, ces trois communes sont sous-minées, et Géorisques ne vous le dira pas : le portail ne présente aucune donnée cavités pour la petite couronne. La carte est tenue par l'Inspection générale des carrières, qui a traité 5 413 demandes de renseignements en douze mois pour le 93. Réclamez-lui un renseignement sur la parcelle, puis lisez l'état des risques : Romainville a un PPR carrières depuis le 23 octobre 2001, Gagny depuis le 21 mai 2013, Pantin depuis le 10 juillet 2023.
Une cave à Saint-Denis, à L'Île-Saint-Denis ou à Gournay-sur-Marne peut-elle prendre l'eau sans que le fleuve déborde ?
Oui, et la note du PPRI de la Marne l'écrit : le plan ne couvre que le débordement, alors que le département est aussi exposé aux remontées de nappe, aux refoulements d'égout et au ruissellement d'orage. Bagnolet, sans rivière, cumule cinq arrêtés de catastrophe naturelle inondations. Dans une cave, nous traquons la ligne de dépôt, les scellements rouillés à une même cote, la pompe ajoutée après coup, et nous demandons au vendeur ce qui s'est passé en juin 2016 et en janvier 2018.
Un appartement des années 1960 ou 1970 à Bobigny, à Aulnay-sous-Bois ou à Sevran mérite-t-il une expertise ?
C'est le logement le plus courant du département : 75,7 pour cent du parc est en appartements, tandis que 57 pour cent des résidences principales sortent des années 1946 à 1990. Le lot, vous le remettrez en état à votre rythme ; ce qui coûte, ce sont les balcons dont le béton éclate, la toiture-terrasse, les colonnes montantes et l'ascenseur, votés en assemblée et payés à plusieurs. Nous parcourons le lot puis les parties communes, et nous vous indiquons les lignes à chercher dans les procès-verbaux.
Un pavillon de 1930 à Livry-Gargan, au Raincy ou à Villepinte : qu'est-ce qui coûte cher dans cette maison-là ?
Rarement ce qui se voit. Ces pavillons sont nés dans des lotissements où, en 1930, 75 pour cent des lotis n'avaient ni rue, ni eau, ni égout : les réseaux sont venus après, et nous vérifions le raccordement à l'assainissement. Ensuite le sol : Livry-Gargan compte 168 sinistres sécheresse localisés par le BRGM, Le Raincy 162 et Villepinte 149. Enfin les diagnostics : constat plomb avant 1949, et état parasitaire à Livry-Gargan, l'une des huit communes termitées.
Les fissures de sécheresse touchent-elles tout le département, ou seulement l'est ?
Plus de 98 pour cent du territoire est argilo-marneux, et 32 communes sur 40 avaient déjà été reconnues en catastrophe naturelle sécheresse en janvier 2007. Mais les sinistres localisés par le BRGM se concentrent à l'est, Montreuil, Gagny, Rosny-sous-Bois, Montfermeil, quand aucun n'était recensé à Saint-Denis, Saint-Ouen, Aubervilliers ou La Courneuve, où le sujet est plutôt le gypse qui se dissout. Une commune ne dit rien d'une maison : nous regardons comment celle que vous visitez a réagi.
Termites à Montreuil ou à Drancy, plomb dans un pavillon d'avant-guerre : quels diagnostics le vendeur vous doit-il ?
L'état parasitaire dans les huit communes couvertes par un arrêté préfectoral termites : Bagnolet, Le Blanc-Mesnil, Bobigny, Drancy, Les Lilas, Livry-Gargan, Montreuil et Saint-Ouen. Le constat plomb pour les logements bâtis avant le 1er janvier 1949, avec un seuil de 1 milligramme par centimètre carré. L'état d'amiante pour tout permis délivré avant le 1er juillet 1997. Seul un diagnostiqueur certifié peut les établir, aux frais du vendeur. Nous signalons ce qui rend leur conclusion urgente.
Comment se prend le rendez-vous, combien dure la visite, règlement, relecture : tout cela figure dans nos questions fréquentes.
Vous achetez en Seine-Saint-Denis ?
Marnes, gypse, Seine et Marne : nous arrivons avec le 93 en tête. Rapport sous 48 heures ouvrées, honoraire de 399 à 829 € pour une maison selon sa surface de plancher, déplacement inclus, devis pour un appartement.
