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Essonne · Département 91

Expert bâtiment en Essonne : deux départements en un, deux listes de vérifications

Entre un appartement de Massy et une ferme du Gâtinais, il n'y a pas seulement quarante kilomètres. Il y a deux géologies, deux façons de construire et deux dossiers de vente qui ne contiennent pas les mêmes papiers.

Façade de maison de bourg à l'enduit clair légèrement faïencé, trois fenêtres à volets persiennés vert d'eau et encadrements peints en ocre, petit balcon en ferronnerie
93communes de l'Essonne sur les 196 d'alors déclarées en catastrophe naturelle sécheresse entre 1989 et 1998, soit près d'une sur deux
637des 1 935 sinistres localisés par le BRGM se trouvent sur les argiles à meulière, première cause de fissures du département
2communes seulement concernées par des zones sous-minées d'anciennes carrières, très loin des Yvelines et du Val-d'Oise

Le contraste du 91

Une Essonne du nord, une Essonne du sud.

C'est un département coupé en deux. Au nord, la ville continue de Paris : Massy, Palaiseau, Sainte-Geneviève-des-Bois, Évry-Courcouronnes, Athis-Mons, Viry-Châtillon. Au sud, la Beauce et le Gâtinais commencent pour de bon : Étampes, Dourdan, Milly-la-Forêt, et des bourgs où l'on achète une maison avec du terrain autour.

Ce que disent les chiffres du parc

L'Essonne compte 194 communes et 1,3 million d'habitants. L'Insee en classe 80 comme rurales : 41 % des communes, mais 46 % de la superficie, pour 5,5 % de la population. Le département comptait 600 822 logements en 2023, dont 44,4 % de maisons et 54,3 % d'appartements, et 57,3 % des ménages y sont propriétaires, nettement plus que la moyenne francilienne.

Retenez surtout une ligne de ce tableau : 58 % des résidences principales de l'Essonne datent de 1946 à 1990. C'est le cœur du marché ici, et c'est un bâti dont les équipements arrivent tous en fin de course en même temps.

Deux visites qui ne se ressemblent pas

Nous n'ouvrons pas le même carnet selon que le bien est au nord ou au sud de la ligne Arpajon, Corbeil-Essonnes. Voici ce qui change réellement.

Nord urbain et valléesSud rural et plateaux
Le bien typeAppartement en copropriété, pavillon de lotissement, meulière de valléeMaison de bourg, longère, ferme, pavillon sur grand terrain
Le solMarnes supragypseuses et argile verte sur les versants des valléesArgiles à meulière et marnes du Gâtinais sous les limons des plateaux
L'eauZone inondable, cave humide, réseau d'eaux pluviales saturéPuits, source, ruissellement de plateau, mare et fossés
Les eaux uséesTout-à-l'égout, et parfois un contrôle de raccordement obligatoireAssainissement non collectif, diagnostic de moins de trois ans
Le papier qui manqueProcès-verbaux d'assemblée générale et travaux votésAutorisations d'urbanisme des extensions et dépendances
Le poste qui surprendLes charges de copropriété et le ravalement à venirLa toiture des dépendances, que personne n'a chiffrée

Sources : Insee, dossier complet du département de l'Essonne, millésime 2023 · Insee Flash Île-de-France, l'Essonne, un portrait de ses habitants

Le sol

Les argiles de l'Essonne, comptées maison par maison.

Un sol argileux se rétracte en séchant et gonfle en se réhydratant. La maison posée dessus bouge de façon inégale, et cela se lit sur les façades. Ici, le phénomène a été recensé site par site il y a vingt-cinq ans, et les résultats restent parlants.

Mur ancien dont l'enduit blanc se détache par plaques, laissant voir la brique, sous une fenêtre à petits bois aux carreaux brisés

Poste 02 · Façades et fissures

Ce qui sépare une fissure de sol d'une fissure d'enduit.

Nous cherchons les fissures obliques en escalier qui partent des angles de baies, celles qui traversent un chaînage, celles qui s'ouvrent plus en haut qu'en bas. Un faïençage d'enduit ou une lézarde ancienne stabilisée, ce n'est pas la même chose, et nous vous le disons aussi.

Ce que le BRGM a compté ici

Entre 1989 et 1998, 200 arrêtés de catastrophe naturelle sécheresse ont concerné 93 communes de l'Essonne sur les 196 que comptait alors le département. Le BRGM a ensuite localisé 1 935 sites de sinistres dans 83 communes et les a superposés à la carte géologique. Quatre formations ressortent comme très sensibles : l'argile verte de Romainville, les argiles à meulière de Montmorency, les marnes supragypseuses et l'argile plastique du Sparnacien. Leur surface cumulée n'excède pas 15 % du département, et pourtant près de six sinistres sur dix y sont survenus, 1 097 sur 1 935.

Le détail dessine une carte mentale utile en visite. Les argiles à meulière portent à elles seules 637 sinistres sur 1 935, dans 65 communes sur 83 : 317 sur l'argile à meulière de Brie, dans la moitié nord-est du département, 320 sur celle de Montmorency, dans la moitié nord-ouest, et deux communes seulement, Marcoussis et Orsay, cumulent les deux. Les marnes supragypseuses suivent avec 384 sinistres dans 38 communes, sur les versants des vallées de la Seine, de l'Yvette, de l'Orge et de l'Yerres. L'argile verte de Romainville et les glaises à Cyrènes ajoutent 365 sinistres dans 45 communes, avec des communes lourdement touchées comme Brunoy, Ballainvilliers ou Chilly-Mazarin.

Le piège des sables de Fontainebleau

Voici le point le plus utile à connaître ici. Du sable ne gonfle pas et ne se rétracte pas : on devrait être tranquille dessus. Pourtant 173 sinistres, soit 8,9 % du total, se situent sur la formation des sables de Fontainebleau, dans 32 communes du nord de l'Essonne : 22 à La Ville-du-Bois, 16 à Soisy-sur-Seine, 13 à Brunoy, 13 à Massy, 13 à Palaiseau, 11 à Longpont-sur-Orge. Le rapport avance deux explications, et elles se ressemblent : des niveaux argileux intercalés à la base des sables, non cartographiés au 1/50 000, dans les secteurs de Saclay et de Palaiseau, et des lambeaux d'argile à meulière posés sur le toit des sables, de répartition erratique et eux non plus jamais cartographiés.

Autrement dit, une carte départementale dit ce qu'il y a dans le secteur, jamais ce qu'il y a sous la maison. C'est pourquoi deux pavillons voisins ne réagissent pas pareil, et pourquoi nous ne concluons jamais sur la seule couleur d'une carte. Le détail est dans notre guide sur les fissures de maison.

La nouvelle carte de 2026, et pourquoi elle change peu de choses ici

La carte nationale d'exposition a été actualisée par un arrêté du 9 janvier 2026, applicable aux promesses et actes de vente de terrains constructibles non bâtis et aux contrats de construction de maison individuelle conclus à partir du 1er juillet 2026. En zone d'exposition moyenne ou forte, le vendeur d'un terrain à bâtir doit fournir une étude géotechnique préalable.

En Île-de-France, d'après les décomptes de reclassement publiés par la presse spécialisée, ce sont les Yvelines et le Val-d'Oise qui encaissent le choc, avec plus de la moitié de leurs communes classées plus haut qu'en 2020. L'Essonne ne verrait son exposition augmenter que dans une dizaine de communes sur 194. Ce n'est pas rassurant pour autant : le département était déjà largement classé. La nouveauté n'est pas le risque, c'est l'obligation qui va avec.

Sources : BRGM, Cartographie de l'aléa retrait-gonflement des argiles dans le département de l'Essonne, rapport RP-50376-FR, septembre 2000 · Préfecture de l'Essonne, risque retrait-gonflement des argiles · Géorisques, carte d'exposition au retrait-gonflement des argiles, version 2026 · Cerema, l'arrêté du 9 janvier 2026 met à jour la carte des zones RGA · Construction21, communes franciliennes reclassées

Le sous-sol

Les carrières : la bonne nouvelle du département, avec une exception.

Quand on achète en grande couronne, la peur du vide souterrain revient vite. Sur ce point précis, l'Essonne est bien mieux lotie que ses voisines, et il est honnête de le dire avant d'expliquer ce qui reste à vérifier.

Beaucoup moins creusée que ses voisines

L'Institut Paris Région ne recense que deux communes de l'Essonne concernées par des zones sous-minées d'anciennes exploitations de matériaux, pour environ deux hectares, et moins d'une dizaine concernées par des marnières. À titre de comparaison, les Yvelines en comptent 94 sur 259, pour 790 hectares, et le Val-d'Oise 98 sur 184, pour 645 hectares. Le sous-sol de l'Essonne, ce sont surtout des sables et des calcaires qu'on a exploités à ciel ouvert, pas le gypse et le calcaire à bâtir qui ont troué la petite couronne.

Ce qui subsiste quand même, et où

Deux cas méritent l'attention. Sur les plateaux couverts d'argile à meulière, de Palaiseau au Hurepoix, la pierre a été exploitée intensément : la commune des Molières, célèbre pour sa pierre à meule, a produit de 100 000 à 200 000 meules en sept siècles, et le BRGM note que de nombreuses excavations témoignent sur ces plateaux d'une activité aujourd'hui éteinte.

Sous cette argile, des calcaires crayeux ont été extraits en marnières, sur le plateau de Palaiseau comme dans le vallon dit « les marnières » au nord-est du village des Molières. Le BRGM écrit que ces anciennes marnières peuvent induire la formation de fontis, c'est-à-dire l'effondrement du sol au-dessus d'un vide.

Le département garde aussi des cavités remarquables. La champignonnière d'Étampes est une ancienne carrière ouverte au XIXe siècle dans les calcaires lacustres, à ciel ouvert puis en galeries à partir de 1864 pour extraire la marne tendre des fours à chaux, reconvertie en culture de champignons en 1922 puis en abri de défense passive. L'inspection générale des carrières la connaît sous le nom de carrière de Saint-Symphorien. Toutes n'ont pas été recensées avec cette précision.

Pourquoi la carte nationale des cavités reste vide pour le 91

Point important : l'Essonne n'est pas couverte par la base nationale des cavités de Géorisques, comme la plupart des départements franciliens. C'est l'inspection générale des carrières compétente pour les Yvelines, l'Essonne et le Val-d'Oise qui détient la connaissance des vides. Et contrairement aux Yvelines, les zones d'anciennes carrières souterraines de l'Essonne n'ont pas encore fait l'objet d'une procédure réglementaire. L'absence de plan de prévention ne prouve donc rien.

Vos deux réflexes restent la mairie, qui connaît son territoire, et l'état des risques que le vendeur doit vous remettre. Sur place, nous regardons les signes de surface : affaissement localisé, dépression circulaire dans une pelouse, dallage qui casse toujours au même endroit, cave voûtée d'où part une galerie maçonnée, ancien puits comblé près d'une dépendance.

Sources : Institut Paris Région, les anciennes carrières souterraines en Île-de-France · Inspection générale des carrières, zonages de l'Essonne · Géorisques, couverture de la base des cavités souterraines · DRIEAT Île-de-France, champignonnières d'Étampes, document d'objectifs · Parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse, la meulière · BRGM, rapport RP-50376-FR, marnières et fontis

L'eau

L'Orge, l'Yvette, la Juine : ce que la rivière fait aux caves.

L'Essonne est un département de vallées parallèles qui descendent vers la Seine. C'est ce qui fait son paysage, et ce qui explique la plupart des sous-sols humides que nous y visitons.

Les plans de prévention, vallée par vallée

La préfecture recense des plans de prévention du risque inondation sur la Seine, sur l'Orge et la Sallemouille, sur l'Yvette, sur la Bièvre, sur l'Yerres et sur la vallée de l'Essonne, et un plan est en cours d'élaboration sur la Rémarde. Celui de l'Orge et de la Sallemouille, approuvé le 16 juin 2017 par arrêté interpréfectoral, couvre à lui seul 34 communes riveraines : Arpajon, Athis-Mons, Brétigny-sur-Orge, Breuillet, Dourdan, Égly, Épinay-sur-Orge, Juvisy-sur-Orge, Linas, Longpont-sur-Orge, Marcoussis, Morsang-sur-Orge, Ollainville, Sainte-Geneviève-des-Bois, Saint-Michel-sur-Orge, Savigny-sur-Orge, Villiers-sur-Orge, Viry-Châtillon et d'autres, jusqu'à deux communes des Yvelines en amont.

Être en zone réglementée n'interdit pas d'acheter. Cela veut dire que le sinistre est prévu, que des règles s'appliquent aux travaux et que l'état des risques doit vous le dire noir sur blanc. Ce qui doit alerter, c'est plutôt un vendeur qui n'a pas ce document, ou une véranda et un sous-sol aménagés dont personne ne sait s'ils ont été autorisés.

Le fond de vallée bouge aussi

Le fond de vallée n'est pas seulement mouillé, il travaille. Le BRGM a relevé 103 sinistres sécheresse, soit 5,3 % du total départemental, sur les alluvions modernes des cours d'eau de l'Essonne, dans 30 communes. Une maison de bord de rivière peut donc prendre l'eau un hiver et fissurer un été sec. Les deux sujets se regardent ensemble.

1

La hauteur des traces

Nous cherchons où s'arrête la trace, pas seulement si elle existe. Une ligne horizontale nette à quarante centimètres du sol ne raconte pas la même chose qu'un voile général.

Poste 12
2

Les indices de niveau

Hauteur de la rouille sur la chaudière ou la cuve, repère de peinture, étagères qui commencent haut, prises déplacées : une cave qui a déjà pris l'eau le dit.

Postes 12 et 16
3

La cave aménagée

Un sous-sol frais et un peu humide ne coûte rien à vivre. Doublé, moquetté et chauffé en fond de vallée, il finit par se payer, en désordres d'abord et en travaux de reprise ensuite.

Poste 09
4

Le rejet des eaux de pluie

Descentes qui déversent au pied du mur, terrain qui pente vers la maison, regards bouchés. Sur sol argileux, c'est le premier facteur aggravant, et le moins cher à corriger.

Poste 05

Reconnaître l'origine d'une humidité demande de la méthode : nous l'expliquons dans notre guide sur l'humidité dans une maison.

Sources : Préfecture de l'Essonne, risque inondation et plans de prévention · BRGM, rapport RP-50376-FR, répartition des sinistres sur les alluvions

Le bâti

Quatre familles de biens, du plateau de Saclay au Gâtinais.

Chacune a ses qualités et ses défauts prévisibles. Savoir à laquelle on a affaire fait gagner la moitié d'une visite.

La meulière des vallées de l'Orge et de l'Yvette

C'est l'ironie du département : la pierre qui fait le charme des maisons de vallée sort de la même formation que l'argile qui les fissure. Solides, murs épais, caves voûtées. Nous y regardons trois choses. Les enduits ciment appliqués dans les années soixante-dix sur une pierre qui avait besoin de respirer, et qui piègent l'humidité derrière eux. Les joints creusés par le ruissellement sous une gouttière percée. Les reprises d'ouvertures faites sans linteau correct, fréquentes quand on a agrandi une fenêtre.

Le pavillon de 1946 à 1990, le vrai gros du marché

Près de six résidences principales sur dix datent de cette période. Ces maisons ne sont ni anciennes ni récentes, et c'est leur difficulté : tout arrive en fin de vie en même temps. Toiture d'origine, menuiseries des années quatre-vingt, chaudière remplacée une fois, tableau électrique parfois jamais repris, isolation de combles tassée. Aucun poste n'est dramatique seul. Additionnés, ils font un budget qui change une offre. Notre rapport les chiffre un par un, avec une urgence par constat, et vous pouvez en feuilleter un extrait.

Le sud : maisons de bourg, fermes et grès de Fontainebleau

Dans le Hurepoix, la vallée de la Juine et le Gâtinais, on bâtit en pierre locale : calcaire et grès de Fontainebleau, ce grès siliceux très dur extrait pendant des siècles dans les vallées de l'Essonne, de la Juine, de la Chalouette, de l'École et de la Renarde, et dont il ne reste qu'un site d'exploitation, à Moigny-sur-École. Un mur hourdé à la chaux vieillit bien. Rejointoyé au ciment, il peut renvoyer l'humidité à l'intérieur. Ajoutez ce que le sud a de propre : des dépendances, des granges et des murs de clôture que personne n'a chiffrés, des extensions faites au fil du temps dont il faut retrouver les autorisations, et des charpentes anciennes à regarder de près, sujet détaillé dans notre guide sur la toiture.

Le neuf du plateau de Saclay

Autour de Palaiseau et de Saclay, l'offre récente est abondante, et un bien neuf n'est pas un bien sans question. Les garanties du constructeur ne servent que si les désordres sont relevés et déclarés dans les délais, et ces secteurs reposent, nous l'avons vu, sur des intercalations argileuses mal cartographiées. Une maison récente sur un terrain mal drainé fissure aussi.

Immeuble collectif en pierre de taille vu en angle, balcons à garde-corps en fonte ouvragée, volets métalliques repliés et toiture en zinc à lucarnes

Poste 25 · Copropriété

Pour un appartement, l'essentiel des dépenses est dans l'immeuble.

Les appartements représentent 54,3 % du parc essonnien. Le département compte aussi des copropriétés en grande difficulté : Grigny 2, avec près de 5 000 logements, a fait l'objet de la deuxième opération de requalification d'intérêt national créée en France, après Clichy-sous-Bois, et a été scindée en 33 copropriétés distinctes.

La leçon vaut partout, à Évry-Courcouronnes comme à Massy : un prix au mètre carré très bas cache souvent des travaux déjà votés. Nous examinons le lot et ce qui est accessible des parties communes, et nous vous disons quoi chercher dans les procès-verbaux d'assemblée générale et l'état daté.

Sources : Maisons Paysannes de France, le grès de Fontainebleau · Établissement public foncier d'Île-de-France, opération de requalification de Grigny 2 · Insee, logement dans l'Essonne

Le papier qu'on oublie

L'assainissement, et il pose problème des deux côtés du département.

C'est le document le plus souvent absent des dossiers que nous voyons ici, et l'un des rares qui transfère une dépense au seul acheteur.

Au sud : l'assainissement non collectif

Le sud concentre l'essentiel des installations autonomes de l'Essonne. La seule communauté d'agglomération de l'Étampois Sud-Essonne en dénombre environ 3 500, réparties sur 35 de ses 37 communes. Fosse, filtre, épandage : ces installations vieillissent, et beaucoup ne sont plus conformes.

La règle à connaître avant de faire une offre est simple et rarement expliquée. Le vendeur doit joindre un diagnostic du dispositif datant de moins de trois ans, établi par le service public compétent. Si l'installation est déclarée non conforme, c'est l'acquéreur qui dispose d'un an après la vente pour réaliser les travaux. Le montant dépend de la filière retenue et de la nature du terrain : demandez le rapport avant de signer, et faites chiffrer s'il conclut à une non-conformité.

Au nord : le contrôle de raccordement

Là où le tout-à-l'égout existe, on croit le sujet réglé. Il ne l'est pas partout. Un décret du 31 janvier 2022 a listé des communes franciliennes dont les rejets d'eaux usées et pluviales ont une incidence sur la qualité de l'eau de la Seine, et plusieurs communes de l'Essonne y figurent, dont Athis-Mons, Draveil, Juvisy-sur-Orge, Montgeron, Savigny-sur-Orge, Vigneux-sur-Seine et Viry-Châtillon. Dans ces communes, le document de contrôle du raccordement au réseau public doit être annexé au dossier de diagnostic technique lors de la vente d'un logement depuis le 1er juillet 2022. Il vaut dix ans, et en cas de non-conformité les travaux doivent être faits dans un délai maximal de deux ans.

Nous ne réalisons pas ces contrôles, qui relèvent du service public d'assainissement. Nous vérifions que le document est au dossier, nous regardons ce qui est visible des évacuations et des regards, et nous vous disons ce qui manque avant que le notaire ne vous l'apprenne.

Sources : Communauté d'agglomération de l'Étampois Sud-Essonne, service public d'assainissement non collectif · Décret n° 2022-93 du 31 janvier 2022, Légifrance · Institut national de la consommation, contrôle de raccordement au réseau public

Notre intervention dans le 91

Une visite qui ne se déroule pas pareil au nord et au sud.

Une visite de une à trois heures selon la taille du bien, 25 points de contrôle parcourus dans l'ordre, et un rapport sous 48 heures ouvrées. Voici ce que cela recouvre ici.

L'expert désigne la toiture d'un pavillon à un couple d'acheteurs

Sur place, avec vous

Vous venez avec nous, et vous repartez en sachant quoi demander.

Nous ne vendons aucun travaux et ne recommandons aucune entreprise. C'est pourquoi notre rapport conclut parfois qu'il n'y a rien d'urgent à faire, et pourquoi il ose dire qu'un poste coûtera plus cher qu'annoncé.

Le tour complet du bâtiment, façade par façade, avec relevé et photo de chaque fissure et de son dessin
Le terrain et ses abords : pente, arbres proches, rejet des eaux de pluie, affaissements de surface
La cave et le sous-sol quand ils sont accessibles, avec la hauteur des traces et les indices de niveau
La couverture depuis le sol et les abords, la charpente depuis les combles accessibles
Les dépendances, granges, murs de clôture et soutènements, souvent oubliés dans le sud du département
La revue des documents que vous avez déjà : état des risques, diagnostics, assainissement, procès-verbaux d'assemblée générale
Nous ne montons pas sur le toit et nous ne déposons aucun élément de couverture
Nous ne sondons pas le sol, nous ne creusons pas et nous n'ouvrons pas les fondations
Tout ce qui est resté inaccessible est signalé « non vérifié », sans supposition de notre part

Nos limites

Quatre cas où nous passons le relais.

Un expert qui ne dit jamais « il faut aller plus loin » ne vous rend pas service. Voici les quatre cas où nous vous renverrons vers un autre professionnel, et où nous vous le dirons dès la visite.

Une fissure évolutive sur sol argileux. Nous posons le constat et la chronologie. Dimensionner une reprise en sous-œuvre ou des micropieux relève d'une étude géotechnique, seule capable de dire ce qu'il y a sous les fondations.
Un doute sur un vide souterrain. Affaissement répété, galerie visible en cave, ancienne marnière signalée en mairie : il faut l'inspection générale des carrières et, le cas échéant, une reconnaissance spécialisée. Nous ne sondons rien.
Un assainissement non collectif. Le diagnostic réglementaire relève du service public d'assainissement de la collectivité. Nous signalons son absence au dossier et ce que cela peut coûter, nous ne le remplaçons pas.
Amiante et plomb, très présents dans ce parc. L'amiante concerne les permis délivrés avant juillet 1997, les peintures au plomb les logements d'avant 1949, deux catégories très présentes ici. Seul un diagnostiqueur certifié, avec prélèvement, peut conclure, et cela change le coût de dépose du tout au tout.

Les chiffres

Du simple au double entre Massy et Étampes.

L'écart de prix entre le nord et le sud est l'un des plus marqués d'Île-de-France. Il change complètement le poids relatif d'un poste de travaux.

2 900 à 3 300 €/m²

Le prix moyen d'une maison en Essonne

Selon les baromètres de marché en septembre 2026, qui divergent d'un observateur à l'autre.

MeilleursAgents et PAP, septembre 2026
3 700 à 3 800 €/m²

À Massy, au nord

Le haut du département, tiré par les transports et la proximité du plateau de Saclay.

MeilleursAgents et SeLoger, 2026
2 100 €/m²

À Étampes, au sud

Environ 2 500 euros à Dourdan. Le même budget achète une surface très différente selon la commune.

MeilleursAgents, septembre 2026
399 à 829 €

Notre honoraire, au nord comme au sud

399 € jusqu'à 70 m², 549 € de 70 à 150, 669 € de 150 à 250, 829 € au-delà, sur la surface de plancher.

Voir la grille sur notre page tarifs

Sources : baromètres de prix au mètre carré MeilleursAgents, PAP et SeLoger, relevés en septembre 2026. Ce sont des estimations de marché, jamais la valeur d'un bien précis.

Ce que cela représente dans votre achat

Pour une maison de 100 mètres carrés à Sainte-Geneviève-des-Bois ou à Étampes, notre honoraire de 549 euros représente entre un et trois pour mille du prix du bien, selon la commune. Une toiture à reprendre, une reprise de fondations, un assainissement à refaire pèsent vingt à cent fois cela. L'urgence coûte 50 euros de plus, l'appartement est établi sur devis et revient moins cher, et le déplacement est compris partout en Île-de-France.

Un dernier point de méthode. Un désordre visible le jour de la visite n'est pas un vice caché : il était apparent, donc vous êtes réputé l'avoir accepté. C'est pour cela qu'une expertise se fait avant l'offre, jamais après la signature. Nous l'expliquons dans notre guide sur le vice caché, et nos conseils avant d'acheter résument ce qu'il faut demander au vendeur. Si votre recherche déborde du département, nous couvrons aussi les Yvelines et la Seine-et-Marne, limitrophes de l'Essonne.

Questions fréquentes

Nord ou sud, ce que les acheteurs veulent savoir.

Intervenez-vous partout en Essonne ?

Oui, dans les 194 communes du département, du plateau de Saclay au Gâtinais et de Massy à Milly-la-Forêt. Le déplacement est compris en Île-de-France : il n'est pas facturé en plus, que le bien soit à Palaiseau ou au fond du Sud Essonne. Nos honoraires ne dépendent que de la surface de plancher.

Vos honoraires changent-ils entre le nord et le sud du 91 ?

Non, jamais : seule la surface de plancher compte, et une maison d'Étampes se facture comme une maison de Massy. 399 euros jusqu'à 70 mètres carrés, 549 euros de 70 à 150, 669 euros de 150 à 250, 829 euros au-delà, déplacement compris en Île-de-France. L'urgence est facturée 50 euros de plus. Un appartement, plus rapide à examiner, est établi sur devis et revient moins cher. Le rapport arrive sous 48 heures ouvrées.

L'Essonne est-elle un département à fissures ?

Elle a été largement touchée par la sécheresse. Entre 1989 et 1998, 200 arrêtés de catastrophe naturelle ont concerné 93 communes sur les 196 que comptait alors le département. Le BRGM a localisé 1 935 sites de sinistres dans 83 communes. Cela ne veut pas dire qu'une maison donnée est menacée : cela veut dire qu'en Essonne, une fissure se regarde sérieusement avant de signer.

Y a-t-il des carrières souterraines sous les maisons de l'Essonne ?

Beaucoup moins que chez ses voisins. L'Institut Paris Région ne recense que deux communes de l'Essonne concernées par des zones sous-minées d'anciennes carrières, sur des surfaces très réduites, et moins d'une dizaine concernées par des marnières, contre 94 communes sur 259 dans les Yvelines. Attention toutefois : le département n'est pas couvert par la base nationale des cavités de Géorisques, et ses zones d'anciennes carrières souterraines n'ont pas encore fait l'objet d'une procédure réglementaire. L'absence de plan de prévention ne prouve donc pas l'absence de vide.

Acheter en bord d'Orge ou d'Yvette, est-ce risqué ?

Pas en soi, mais cela se vérifie. Le plan de prévention du risque inondation de l'Orge et de la Sallemouille couvre à lui seul 34 communes riveraines, d'Arpajon et Dourdan jusqu'à Juvisy-sur-Orge et Viry-Châtillon, et le département compte aussi des plans sur la Seine, l'Yvette, la Bièvre, l'Yerres et la vallée de l'Essonne. L'état des risques remis par le vendeur dit si le bien est en zone réglementée. Dans la cave, nous cherchons la hauteur des traces, pas seulement leur présence : une cave fraîche en fond de vallée est normale, une cave aménagée en pièce de vie ne l'est pas.

Faut-il vérifier l'assainissement dans le sud de l'Essonne ?

Oui, systématiquement. Le sud du département compte l'essentiel des installations autonomes de l'Essonne : la communauté d'agglomération de l'Étampois Sud-Essonne en dénombre à elle seule environ 3 500, réparties sur 35 de ses 37 communes. À la vente, le vendeur doit fournir un diagnostic du dispositif datant de moins de trois ans, et si l'installation est non conforme, c'est l'acheteur qui dispose d'un an pour faire les travaux. Demandez ce document avant l'offre, pas chez le notaire.

Votre expertise remplace-t-elle une étude de sol ?

Non. Notre expertise est visuelle et non destructive : nous ne montons pas sur le toit, nous ne démontons rien et nous ne sondons pas le sol. Nous relevons ce qui se voit et nous vous disons quand un sondage s'impose. Dans un département aussi argileux, une étude géotechnique reste le seul moyen de savoir ce qu'il y a sous les fondations. Ce qui n'a pas pu être vu est noté « non vérifié » dans le rapport, jamais « en bon état ».

Pour le reste, durée de la visite, paiement, relecture, tout est sur notre page questions fréquentes.

Une visite prévue entre Saclay et le Gâtinais ?

Nous venons regarder, expliquer et chiffrer, du plateau de Saclay au Gâtinais. Rapport sous 48 heures ouvrées, de 399 à 829 €, déplacement compris.

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